Canada : infos pratiques
Superficie : 9 975 000 km²
Capitale : Ottawa
Populations et ethnies : descendants de colons britanniques (40 %), de colons français (25%), de colons allemands ( 3%) ; Amérindiens (4 %), ainsi que d’importantes communautés d’origines italienne, ukrainienne, hollandaise, grecque, polonaise et chinoise.
Langue : anglais et français
Religions : Le Canada est principalement catholique et protestant, mais les principales religions du monde entier y sont représentées. La religion ne joue pas un rôle très important dans la société canadienne.
Santé : aucun risque particulier
Décalage horaire : Le Canada compte 6 fuseaux horaires. Celui de Terre-Neuve est à GMT - 3 h 30, celui de l’extrême ouest du pays à GMT - 8 h.
Monnaie : dollar canadien
Climat : La latitude joue un rôle déterminant sur les températures et le climat. Les températures étant généralement très basses vers le Nord, la population préfère le Sud, où les températures sont plus douces. Le climat est très humide sur les côtes mais les précipitations ont surtout lieu en hiver. L’hiver canadien est long et rigoureux : sur plus des deux tiers du territoire, la température moyenne en janvier avoisine les - 18°C. Les mois les plus chauds sont juillet et août : on dépasse alors souvent les 20°C.
Formalités pour partir étudier (durée supérieure à 6 mois) :
obtenir un permis d’études délivré par l’ambassade
remplir le formulaire demandé
fournir 4 photos d’identité, la photocopie du passeport et la preuve d’admission dans un établissement scolaire canadien
prouver que vous pourrez subvenir à vos besoins durant toute la durée du séjour ou bénéficier d’un CAQ (Certificat d’Acceptation du Québec).
Suivre ses études supérieures au Canada
Mais concentrons-nous sur ce qui vous intéresse : le système universitaire et l’enseignement supérieur canadiens !
Une organisation des études calquée sur le modèle américain
Même si elles sont financées par le gouvernement national, les universités et écoles demeurent une compétence dévolue aux dix provinces et aux trois territoires autonomes du Canada. Ainsi donc, chaque établissement est libre de choisir sa structure et ses programmes ! Du coup, le seul moyen de connaître le sérieux d’un établissement reste de vérifier son adhésion à l’AUCC (Association des universités et collèges du Canada) : www.aucc.ca. 92 universités y ont adhérées.
Heureusement, malgré leur autonomie totale, la majorité des institutions d’enseignement délivrent le même type de diplômes... qui sont pour la plupart ceux délivrés dans les universités américaines.
Ainsi les 92 universités canadiennes délivrent les trois grades que sont le Bachelor ou baccalauréat francophone (4 ans, souvent 3 ans a uQuébec), le Master / maîtrise, ou le Ph.D (doctorat). Toujours à l’image des pays anglo-saxons et comme en Europe depuis la mise en place du LMD, l’enseignement canadien fonctionne sur le système de "crédits" qu’il faut capitaliser pour obtenir un diplôme. Vous devez commencer à connaître le système : chaque cours vaut un certain nombre de crédits (ou unités de valeur) selon le nombre d’heures, le travail personnel requis et la difficulté. Le Bachelor demande alors entre 90 et 120 crédits, le Master en demande de 30 à 45 supplémentaires. Pour le doctorat, c’est variable selon le département d’études choisi.
Attention en revanche, car les universités sont beaucoup plus sélectives qu’en France. Pour y accéder, il faut avoir un dossier particulièrement bon, notamment pour les filières droit, médecine, pharmacie, les études dentaires, vétérinaires et celles d’ingénieurs.
L’enseignement professionnel : les Community Colleges
Ceux qui se destinent plus à faire une formation professionnelle pointue dans des domaines divers et variés (industrie, fonction publique, commerce, arts, etc...) devront se tourner vers les Community Colleges. Ils sont au nombre de 175.
Attention, ces institutions ne délivrent pas de grade universitaire, mais des diplômes spécifiques à chaque école. Pratiques, ces établissements prévoient des passerelles vers l’université et offrent même des programmes conjoints avec les universités voisines.
L’admission dans les Universités Canadiennes
avoir réussi l’équivalent d’un programme de niveau secondaire canadien avec des notes élevées
faire preuve d’une solide compétence de la pratique de l’anglais (ou du français si les études doivent se dérouler dans cette langue). Les étudiants peuvent être tenus de fournir une preuve de leur compétence linguistique sous la forme d’un test de compétence linguistique (par exemple TOEFL, IELTS, MELAB).
Le service des relations universitaires de l’ambassade canadienne conseille de faire sa demande d’admission au minimum trois mois à l’avance avant la date limite de réception des dossiers par les universités (dates qui peuvent varier entre le 1er janvier et le 1er mars selon les universités). Comptez environ 40 à 60 € de frais de dossier.
On ne peut évidemment que vous recommander de partir dans le cadre d’un programme d’échange universitaire car c’est s’assurer de la validation de ses acquis canadiens et, surtout, vos frais en seront considérablement réduits ! En dehors des accords bilatéraux (la France en possède plus de 400 avec les établissements canadiens, voyez plutôt auprès de votre Service des relations internationales de votre université), il existe deux grands programmes créer pour faciliter les échanges :
la convention CREPUQ (Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec) : elle associe 200 universités et grandes écoles françaises à une vingtaine d’établissements québécois. Pour voir si le CREPUQ peut vous aider, tout commence dans votre fac : votre service des relations internationales vous procurera un code d’accès pour vous inscrire par le biais du site Internet du CREPUQ www.crepuq.qc.ca. Il vous faudra ensuite définir un programme de cours précis et adapté à votre filière actuelle avec votre directeur d’UFR. En France, le Centre de Coopération Interuniversitaire Franco-Québécoise (CCIFQ) aide les étudiants et les enseignants à s’installer au Québec : www.ccifq.org
La MICEFA (Mission interuniversitaire de coordination des échanges franco-américains) : ce programme lie uniquement l’université de Waterloo à celles de Paris (sauf Paris 1, 2, 9) ainsi qu’à l’Institut Catholique de Paris. Les étudiants, pour pouvoir y participer, doivent être en licence, et avoir obtenu au moins 250 points au TOEFL-CBT. Seules une dizaine de place par an sont disponibles, alors dépêchez-vous de remplir votre dossier et accrochez-vous ! www.micefa.org
Exigences linguistiques pour le Canada
Renseignez vous auprès de celle de votre choix.
D’autres sites comme www.languagelearning.net et www.langcanada.net proposent des coordonnées d’écoles de langues.
Tout pour mener à bien votre apprentissage des langues, dans notre rubrique "cours de langues".
Coût de la vie et bourses au Canada
Pour ce qui est du coût de la vie, il est relativement abordable. Il faut tout de même compter 13 000 € de budget pour l’année.
Pour décrocher une bourse, vous devrez vous y prendre au moins une année avant votre départ. Pour vous renseigner, reportez vous au répertoire des bourses d’études supérieures et de recherche sur le site de l’ambassade www.canada-culture.org, dans la partie "relations universitaires". Le site répertorie 142 bourses différentes ! Vous pouvez aussi commander, gratuitement, la brochure sur les bourses pour étudier au Canada éditée par le BEI (Bureau Canadien de l’Education Internationale) : www.cbie.ca
Les bourses sont offertes en nombre limité au Canada mais elles couvrent rarement le coût intégral d’un programme d’étude et elles ne sont pas toujours faciles à trouver. Les bourses aux étudiants étrangers sont offertes par quelques institutions canadiennes pour les étudiants qui affichent des résultats exceptionnels. Le montant octroyé varie d’une institution à l’autre et couvre habituellement une portion de la formation d’un étudiant et des frais de subsistance uniquement. Chaque université canadienne génère une liste complète et détaillée des bourses qu’elle octroie. De plus, ces renseignements sont habituellement affichés sur les sites Web de l’école. L’obtention d’une bourse donne lieu à une concurrence intense et les demandes doivent être adressées directement à chacune des universités, en même temps que la demande d’admission. Les collèges communautaires et les collèges d’enseignements professionnels n’octroient habituellement pas de bourses, pas plus que conseils scolaires et la plupart des écoles privées.
Quelques pistes :
Les bourses du gouvernement canadien : une vingtaine sont proposés aux moins de 35 ans, titulaires d’une maîtrise, désirant poursuivre leurs études, ou faire de la recherche. Ces aides annuelles couvriront le prix de votre billet d’avion (aller-retour), la couverture médicale, les frais d’installation (environ 320 €) et donnent droit à une allocation mensuelle de 765 € (soit 1200 $ canadiens). Elles sont essentiellement accordées aux étudiants des filières suivantes : arts, sciences humaines et sociales, commerce, gestion, sciences naturelles et études d’ingénieur. C’est auprès du service des relations universitaires de l’ambassade que vous devrez présenter votre dossier.
Retrouvez également une liste des bourses existantes sur le site du ministère des affaires étrangères du canada
Les bourses des universités canadiennes : elles s’adressent plutôt aux titulaires d’un bac+4/+5. Pour en savoir plus, il faudra vous renseigner auprès de votre faculté d’accueil car il s’agit de cas-par-cas.